Edité le 05/02/2012

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Le prince et ses ambivalences



Le développement de la personne par regard sur le prince et le traitement des ambivalences

prince_grenouille.jpgmaïeutis appuie sa pédagogie sur la conception maintenant connue et classique de l'Homme pensé, dans le cadre de référence de la psychologie humaniste, selon trois couches qui se superposent  : une partie inconditionnellement positive, le Prince, une partie blessée qui serait représentée sous la forme d'une grenouille, comme si une fée avait transformé le prince en crapaud, et un masque à la fois responsable de cacher la grenouille et de se protéger d'autres agressions.

J. Dussay, Transactionnaliste de son état, explique que nous pourrions adjoindre à cette représentation la notion d'énergie : chacun de nous dispose d'un quantum énergétique qu'il va plus ou moins « choisir » d'investir dans telle ou telle couche.

Certains investirons plus dans le masque ou la grenouille mais une chose reste sure, selon la théorie, résultat de l'observation clinique : l'énergie du prince est supérieure à celle du masque et de la grenouille réunis. Cette énergie du prince reste bien souvent coincée du fait des regards d'autrui, qui focalisent sur la grenouille, et qui, en ce sens, sont des regards dévisageants, non pas envisageants (formulation de F. Varillon à propos du tableau de Rembranlt « Le retour du fils
prodigue »).

Faute d'avoir accès à ce « potentiel princier », la personne est limitée par l'autre et se limite elle-même dans des comportements stéréotypés. Nous savons tous à quel point le regard de l'accompagnant comme du pédagogue permet l'effet Pygmalion  ou au contraire enferme l'être dans la médiocrité.

Néanmoins, nous restons vigilant : l'homme est ontologiquement ambivalent, à savoir qu'il veut souvent quelque chose et son contraire, pris dans les conflits liés à ses enjeux, aux bénéfices cachés auxquels il ne veut pas ou ne peut pas renoncer, entre ce qu'il considère comme devant être fait et ce qu'il désire...

Il serait naïf de penser que le regard sur le prince suffit pour que chacun traite ses ambivalences. Notre approche vise fondamentalement à créer des conditions selon lesquelles chacun puisse apprendre à assumer les conséquences de ce qu'il choisit.

En résumé, nous nommons ambivalence le fait de ne pas faire le choix de ce que l'on souhaite avoir et de ne pas assumer les conséquences de ses choix. L'ambivalence, c'est croire que l'on peut obtenir les choses sans les choisir et ne pas renoncer éventuellement à ce qui ne serait plus possible. C'est donc plus que de vouloir quelque chose et son contraire.

Pour maïeutis, décider de traiter ses ambivalences, c'est se donner les moyens d'habiter la pyramide inversée.

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