Accueil > Découvrir maïeutis > Assises de maïeutis > Assises pour une éthique managériale > Le contrat de coopération
Le contrat de coopération
Les propos présentés dans les paragraphes qui suivent s'inspirent de plusieurs sources : le livre d'Olivier Zara « Le management de l'Intelligence Collective », et la conférence sur la subsidiarité de Philippe Pradines lors d'un colloques d'Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC), article du site de l'université dominicaine www.domuni.org.
Les propos cités sont en italiques dans le corps du texte.
Il convient immédiatement de s'entendre sur ce que l'on nomme « contrat de coopération ».
L'enjeu fondamental qui nous apparaît indispensable aujourd'hui est de générer au cœur de l'entreprise une « entreprise intelligente » qui repose sur une « Intelligence Collective en action », la gestion dynamique des connaissances, la coopération réelle et durable entre acteurs.
Sur ce dernier point, nul ne conteste la nécessité de coopérer. Tout le monde dit et pense qu'il faut coopérer. Tel est le discours politiquement correct. Mais, malheureusement, la coopération actuelle au plan professionnel est souvent une fausse coopération dont l'objectif est l'optimisation de ses gains personnels sans forcément chercher à nuire au collectif mais sans vraiment s'en préoccuper non plus.
Je coopère lorsque :
Je donne une information à une personne car je pense que cette personne en a besoin alors même qu'elle ne me le demande pas.
Je consacre une partie de mon activité à aider les autres dans l'accomplissement de leur activité, alors même que cela ne concourt pas à l'atteinte de mes objectifs personnels. Je le fais parce que cela contribue à la performance collective. Je le fais spontanément et non parce que j'en ai reçu l'ordre de mon manager.
Je cherche des idées et je les propose spontanément pour améliorer les performances de mon organisation.
J'essaie de construire une relation où les deux parties sont gagnantes dans le cadre de mon activité. J'ai autant le souci de mes intérêts que de ceux des autres sans pour autant me laisser marcher sur les pieds. Je veux gagner, je veux que l'autre gagne et que le collectif gagne : comme le dit Pascal Baudry Président de WDHB (Warm Decent Human Being), c'est le règne du « win, win, win »).
Manager, communiquer, négocier sont des actions aussi indispensables que coopérer. Mais pour développer la coopération, il faut savoir la distinguer du management, de la communication et de la négociation. Il est possible qu'on coopère dans le cadre d'une réunion, mais le fait de participer à une réunion n'est pas suffisant pour en conclure qu'on coopère.
Mais est-ce si facile ? En fait, on pourrait dire, de façon certes caricaturale mais néanmoins pertinente, que je coopère lorsque « je fais preuve d'initiative, que j'aide mon prochain dans son travail, que je suis imaginatif et créatif et que je fais tout cela dans l'intérêt commun de mon épanouissement personnel et la réussite de mon entreprise ».
Mais alors quand est-ce que je fais le travail que l'on m'a demandé de faire ? Comment concilier les deux au quotidien : réaliser les tâches qui me sont confiées et coopérer ? En posant les bases d'un contrat collaboratif en parallèle au contrat de travail.
En France le contrat de travail relève du droit du travail tandis que le contrat collaboratif relève du droit civil.
Un contrat collaboratif ne sert pas à motiver ses collaborateurs. La motivation relève des leviers de motivation sur la dimension individuelle.Un contrat collaboratif ne sert pas à donner du sens au travail. Ce sont les managers qui doivent au quotidien donner du sens au travail de leurs collaborateurs.
Le contrat collaboratif est un support de l'engagement sur la dimension collective tout comme le contrat de travail l'est sur la dimension individuelle.
Il pose donc le cadre des relations de travail et n'a pas vocation de manager à la place des managers. Il sert de support aux coopérations intellectuelles pour leur donner une réalité tangible.
L'accompagnement maïeutis se veut être une démarche qui vise à éduquer la mise en œuvre de ce contrat de coopération.
Pour lire ce qui précède, cliquez sur les liens :
Pour lire la suite, cliquez sur les liens :
![]()