Edité le 05/02/2012

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Le principe de subsidiarité


Nota bene : les propos présentés dans les paragraphes qui suivent s'inspirent de plusieurs sources : le livre d'Olivier Zara « Le management de l'Intelligence Collective », et la conférence sur la subsidiarité de Philippe Pradines lors d'un colloques d'Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC), article du site de l'université dominicaine www.domuni.org

Les propos cités sont en italiques dans le corps du texte.


Le principe de subsidiarité en entreprise

La tendance lourde en matière de management est la notion de projet d'entreprise ou de démarche de visionning. Cela consiste à faire partager par l'ensemble des membres de l'entreprise, les objectifs fondamentaux tant économiques qu'humains qui sont les siens.

La démarche « vision et projet d'entreprise » doit se concevoir comme un acte d'intercompréhension, un acte de communication, compris et conçu dans le sens de rendre commun ; ceci exclut l'action stratégique (c'est à dire orientée vers le succès) et la négociation (comme compromis entre intérêts particuliers).

Mais, comme le souligne Paul Ricoeur « les mots ne commandent pas nécessairement à la réalité et dans la pratique, les préoccupations sont souvent dominées par le seul souci de l'efficacité, ce qui conduit inéluctablement à l'idéologie d'entreprise ».

Le concept de subsidiarité peut aider à la mise en œuvre des projets et visions d'entreprise : Il s'exprime de la manière suivante : « tout échelon supérieur s'interdit de réaliser lui-même ce qu'un échelon inférieur pourrait faire. La mise en œuvre du principe de subsidiarité conduit donc à un principe capital : l'autonomie ; celle-ci est probablement l'élément fondamental de la nouvelle structure des entreprises de demain  ».

Il est désormais coutume de proposer trois principes pour illustrer la subsidiarité  :

  • l'échelon supérieur s'interdit toute tâche que peut accomplir par lui-même l'échelon inférieur (principe de compétence) ;

  • l'échelon supérieur a le devoir de s'acquitter des tâches que l'échelon inférieur ne peut réaliser (principe de secours) ;

  • l'échelon inférieur s'interdit de se décharger de certaines tâches qui lui reviennent en propre (principe de suppléance et refus d'une délégation vers le haut déresponsbilisante).

Ceci induit nécessairement que le supérieur remplit une fonction qui le met au service de la communauté.

La notion de subsidiarité incarnée en management nous apparaît comme un cheminement identitaire de croissance particulier pour le responsable.

En tant qu'accompagnant, il nous revient la responsabilité de contribuer à l'éducation des décideurs et dirigeants pour qu'ils mettent en place consciemment cette subsidiarité dans leur rôle de représentant de l'autorité ; ce rôle incluant les trois fonctions essentielles de responsable que sont la fonction d'information, la fonction de mobilisation et d'orientation et la fonction éducative (d'accompagnant).

Nous considérons que cette démarche de subsidiarité conditionne largement le développement de la coopération et de sa contractualisation.

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