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Au plan anthropologique et existentiel
Choisir la vie pour vivre
Ceci induit le choix de se mettre en chemin, de renoncer à l'immobilisme et de lutter contre toute situation qui nous conduit à des impasses, y compris s'il faut se libérer d'un système aliénant et que cela exige de renoncer à des bénéfices secondaires.
Accepter avec simplicité ce que nous sommes
Sans vouloir à tout prix supprimer le manque, renoncer au fantasme de toute puissance. Ce serait illusoire et entretiendrait 1. l'absence d'une saine distance entre chacun, 2. la relation fusionnelle par la destruction de la différence et 3. la captation. J'accepte de n'être que ce que je suis mais pas moins. On pourrait dire aussi occuper sa juste place, retrouver sa source, entrer dans une juste collaboration avec chacun, accepter ses propres limites, accepter sa réalité et celles des autres, accepter son histoire, celle qu'impose l'événement, aller à la rencontre de ses émotions, découvrir et déployer sa mesure spécifique.
Etre convaincu que l'on est unique et respecter son unicité
C'est la nécessité du déploiement de l'identité spécifique de chaque personne, dans une juste relation à l'autre. Elle règle en effet ma relation à l'autre. Se savoir unique est un des fondements de la sécurité la plus essentielle de chacun. Elle permet de se savoir et de se sentir en possession de sa terre, sans peur fantasmatique qu'on nous la dérobe. Cette valeur ne peut se recevoir simplement dans l'intellect. Peu à peu elle va s'enraciner au cœur de l'être, s'inscrire jusque dans sa chair. C'est la base du travail sur l'excellence qui interdit de se mélanger à l'identité d'une autre personne, de la posséder ou de se laisser posséder, d'entretenir de la confusion dans la relation, de se courber devant un pouvoir abusif, de convoiter ce qu'est l'autre.
Etre en quête d'unité, de l'unité « tête-coeur-corps » de la personne
L'unité peut se traduire par les termes de cohérence et de classement quant à notre « ontologie tridimentionnelle » (terme proposé par Frankl) du corps (soma), de l'esprit (psyché) et du sens spirituel (pneuma). Mais il ne peut s'agir d'un équilibre uniquement « réflexif » (conscience de soi) et solitaire sans lien avec le réel mais d'un équilibre relationnel (« processif » comme le formule l'approche systémique) avec ce qui nous entoure.
Choisir la fécondité et le don comme rapport au monde et à l'autre
Choisir la fécondité et le don comme rapport au monde et à l'autre
Le véritable bonheur de l'être humain, quel que soit son état, est de produire du fruit, d'avoir une vie féconde. La fécondité n'est pas synonyme de quantité : elle manifeste une qualité d'être, elle concerne la façon dont on traverse la vie, les difficultés, les bonheurs, le moindre acte quotidien. Rien n'est jamais perdu. Tout, absolument tout, peut porter du fruit si nous savons le vivre dans le grand courant de la vie, de la fécondité. Cela implique de travailler à découvrir sa fécondité, et à porter du fruit.
Conclusion
La prise de conscience de l'alliance intérieure possible avec ces différentes valeurs est source de joie. Elle affermit l'identité, notamment en ce qu'elle fait appel à la liberté de chacun et de chacune.
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